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Les
cépages
De nos jours, ses 8.677 ha sont répartis
sur 73 communes autour de Gaillac, Albi, et Cordes. 600 exploitants
produisent environ 600.000 hl dont 60% en rouge et 40% en blanc.
Il convient de distinguer 4 types principaux de
sols. Du nord au sud :
- les côtes calcaires de la région de Cordes, qui se consacre
presque exclusivement aux blancs,
- les premières côtes, où grès et marnes s’ajoutent au
calcaire ; autrefois réservées aux blancs (seuls les blancs ont
droit à l’appellation Premières Côtes de Gaillac),
elles sont peu à peu conquises par les rouges,
- une zone de plaine à production mixte, de part et d’autre du Tarn,
- et les terrasses de sable et de graviers mélangés d’alluvions
tarnaises sur la rive gauche, terroir d’élection des rouges.
L’appellation Gaillac
concerne des vins à boire jeunes, blancs, rouges, rosés.
Les vins
Les
Vins blancs :
Gaillac
mousseux : désigne
des blancs et rosés à boire jeunes, obtenus soit par la méthode
gaillacoise (rurale), soit par seconde fermentation en bouteille.
En
méthode gaillacoise :
antérieure de 200 ans à la méthode
champenoise, le vin est mis en bouteilles alors qu’il contient encore
du sucre non fermenté. La fermentation se poursuit en bouteille, et
laisse un dépôt important. On laisse vieillir deux ou trois ans, et on
obtient alors un vin moelleux, fruité, à l’arôme délicat. C’est l’un
des meilleurs mousseux.
Le Gaillac perlé: est obtenu de façon toute
différente. Les moûts sont débourbés par le froid, avant fermentation,
pour éviter le plus possible l’ajout d’anhydride sulfureux. Ils
fermentent ensuite à basse température. Le vin est alors conservé un an
sur fine lie (procédé analogue à celui du Muscadet).
Le Gaillac
perlé n’est donc pas un mousseux : c’est un vin sans pression,
léger, fruité, et frais, qui picote délicieusement la langue.
Le Gaillac doux a presque disparu.
L’appellation concerne des blancs dont la fermentation a été ralentie
ou arrêtée par soutirages et filtrations. Ils doivent titrer de 10 à
14,5%vol, garder au moins 70 grammes de sucre résiduel, et ne pas
contenir plus de 25 mg d’anhydride sulfureux. Il convient de les
consommer avant leur dixième anniversaire.
Gaillac
Premières Côtes désigne
exclusivement des blancs, éventuellement
secs mais plus fréquemment moelleux, aromatiques, contenant une forte
proportion de mauzac, à boire dans leurs dix premières années. Ces
vins, qui ont fait la réputation de Gaillac, sont récoltés au centre de
l’appellation Gaillac, sur les communes de Broze,
Cahuzac-sur-Vère, Castanet, Cestayrols, Fayssac, Lisle-sur-Tarn,
Montels, et Senouillac. Rendement limité à 40 hl/ha (contre 45 pour les
autres appellations Gaillac).
Les vins rouges
:
proviennent surtout des terrasses alluviales bordant
les deux rives.
Ceux récoltés sur les coteaux de Labastide-de-Lévis sont charnus et
séveux avec un riche bouquet.
Deux
styles
typiques co-existent :
- avec du fer servadou pour la structure, et de la syrah pour la
couleur ;
- avec du merlot et du cabernet sauvignon pour obtenir un vin évoquant
le Bordeaux.
Il existe aussi du Gaillac nouveau ou primeur,
issu de gamay en macération carbonique.
La Maison
de la Vigne et du Vin, abritée par l’Abbaye
Saint-Michel au bord du Tarn, propose au visiteur de passage un musée
du vin et un caveau de dégustation.
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